Ces films vus en 2015 : le cinéma coréen

Seconde partie de la rétrospective 2015, cette fois je vais commenter les 21 films coréens que j’ai pu voir. Comme pour l’article précédent, s’il y a un❤ près du nom du film, foncez le voir ! Je rappelle que pour les films asiatiques, il y a la page magique.

MISS GRANNY de Hwang Dong-Hyuk (2014) : mauvais signe, je peine à écrire un commentaire sur ce film. Je le conseille toutefois pour son scénario (une grand-mère qui retrouve sa jeunesse mais garde ses habitudes de vieille) mais dans l’ensemble ça reste une comédie de facture classique.

POETRY de Lee Chang-Dong (2010) : c’est loin d’être tout public car le rythme lent et contemplatif peut ennuyer. L’histoire est assez réaliste et le casting excellent. J’apprécie également la photographie et le fait que le réalisateur ne fasse pas dans le voyeurisme.

BLIND de Ahn Sang-Hoon (2011) : un film que j’ai trouvé palpitant du début jusqu’à la fin même si le scénario reste prévisible. Sachant que je suis une trouillarde en matière de films violents/gores, les quelques scènes dans ce genre sont supportables. Ici tout est surtout misé sur le rythme plutôt que la boucherie gratuite.

JIBURO de Lee Jeong-Hyang (2002) : il y a le même acteur que dans Blind mais quand il était petit ! C’est un film que j’ai envie de qualifier d’adorable, le genre qui permet de passer un bon moment sans intense réflexion.

IL MARE de Lee Hyun-Seung (2000) : une romance mêlée à du fantastique, avec pour thème le voyage dans le temps. Quelques belles images mais un peu trop mou ? J’ai beau aimer lire Jane Austen, je dois dire que les films de romance ne sont pas pour autant ma tasse de thé.

FASHION KING de Oh Ki-Hwan (2014) : adaptation d’un webtoon, sans l’avoir lu, on sent bien que tout est exagéré comme dans un comic. Le scénario est niais, les personnages insupportables…

MY PAPAROTTI de Yoon Jong-Chan (2013) : l’éternel duel prof/élève, une réalisation classique, vite vu, vite oublié.

IVRE DE FEMMES ET DE PEINTURE de Im Kwon-Taek (2002) : à voir une fois en tant que classique, pour découvrir la peinture coréenne. Mais je suis loin d’être fan du travail de ce réalisateur.

SOUVENIR de Im Kwon-Taek (2007) : idem que pour le film au-dessus, cette fois pour découvrir le pansori. Soit dit en passant, même si j’ai détesté ce film et du coup le pansori, c’est autre chose d’en écouter en concert.

WELCOME TO DONGMAKGOL de Park Kwang-Hyun (2005) : beaucoup de scènes cultes, un scénario intéressant (des Nord-Coréens et Sud-Coréens se retrouvant coincés ensemble dans un village paumé) mais le film a un début et une fin trop longue. La partie se déroulant au village est celle qui vaut le détour, la fin est mélodramatique à souhait.

❤ LE BON, LA BRUTE ET LE CINGLÉ de Kim Jee-Woon (2008) : une tentative de western, mieux réussi que le Sukiyaki Western Django japonais de Takashi Miike. L’humour et la performance de Song Kang-Ho évite le flop total.

HELLO GHOST de Kim Young-Tak (2010) : une comédie dramatique, assez inégale. Certains passages sont chouettes, d’autres un peu longs. La fin est bien trouvée.

CART de Boo Ji-Young (2014) : une critique sociale (ici, contre le licenciement de masse par les supermarchés) qui ne manque pas d’émotion et d’humour. Le film a une photographie soignée.

SECRET SUNSHINE de Lee Chang-Dong (2007) : avant Poetry, Lee Chang-Dong mettait déjà en scène une femme perdue sur qui le sort s’acharne. L’actrice Jeon Do-Yeon est éblouissante dans ce rôle d’une veuve qui déménage avec son garçon dans la ville natale de son défunt mari. Le film apporte aussi un éclairage sur la place de la religion en Corée.

SPELLBOUND de Hwang In-Ho (2011) : une comédie romantique d’épouvante, même si ce n’est pas très effrayant (sauf si vous ne supportez pas les fantômes). Certains dialogues et les scènes se déroulant dans le bar sont hilarants. Le film est aussi connu sous le nom de Chilling Romance.

SAVING MY HUBBY de Hyeon Nam-Seob (2002) : course-poursuite dans les quartiers craignos de Séoul, la nuit. C’est une comédie donc pas de méchants qui zigouillent à tout va. Bae Doona y est vraiment sympathique.

SLOW VIDEO de Kim Young-Tak (2014) : pas aussi réussi que Hello Ghost, la romance est ici plus appuyée que la comédie.

THREAD OF LIES de Lee Han (2014) : avec un casting presque essentiellement féminin (du moins pour les protagonistes) et une absence de romance mièvre – voire de romance tout court – c’est LE film sur les relations familiales que je recommande le plus. On y aborde aussi le harcèlement à l’école, la dépression, le suicide, les familles monoparentales, les relations entre soeurs… Un sacré cocktail porté par un casting parfait. Quelques scènes légères par-ci par-là mais qui n’enlève rien au film. Ceux qui ont la larme facile seront ravie.

A GIRL AT MY DOOR de July Jung (2014) : Bae Doona et Kim Sae-Ron éclipsent tout le monde dans ce drame, par leur charisme et talent. Comme pour Thread of Lies, on y parle de famille mais ici le cercle familial est encore plus tumultueux et le rendu plus sombre. En somme, le même genre de film que Poetry.

THE ATTORNEY de Yang Woo-Seok (2013) : j’en ai un souvenir un peu confus, du moins pour les détails. Il peut être intéressant de se renseigner d’abord sur l’Histoire de la Corée, notamment celle des présidents car il me semble avoir lu quelque part que le film s’inspire de différents présidents pour le personnage de l’avocat. Sans savoir tout cela, j’ai tout de même apprécié le jeu de Song Kang-Ho et l’histoire en elle-même. Attention, certaines scènes sont un peu éprouvantes (l’interrogatoire du jeune homme) mais tout le reste du film est clean (n’oubliez pas que c’est trouillarde number one qui écrit).

TWENTY de Lee Byeong-Hun (2015) : ce n’est pas une comédie pour adolescents mais pour jeunes adultes, et toute la différence est là. Je l’ai visionné en espérant surtout me fendre la poire, là-dessus je n’ai rien à redire, c’était réussi. Mais je ne m’attendais pas à finir ce film sur une note aussi positive tout en restant réaliste. C’est peut-être cliché pour certains mais j’ai aimé la scène où nos trois protagonistes se retrouvent à la croisée des chemins. Comme eux, je me sens moi aussi un peu perdue quant à mon avenir et ce film bien que coréen nous montre que c’est un soucis qu’on peut tous vivre, peu importe où l’on est.

THE BEAUTY INSIDE de Baek Jong-Yeol (2015) : fin de cet article avec un drame romantique dont j’attendais beaucoup et qui s’est révélé décevant. Le concept est original : un homme se réveille chaque jour avec une apparence différente, il peut prendre l’apparence d’un vieil homme, d’une jeune femme, d’un enfant… Vous imaginez bien qu’avec un scénario pareil, on a droit à quelques scènes très cocasses. Dommage qu’elles soient aussi rares et qu’on tombe vite dans un mélodrame trop poussé et peu convainquant pour moi.

Partie 1 ici et la partie 3 sur les films japonais à venir !