Ces films vus en 2015 : le cinéma japonais (Partie 1)

Pas moins de 95 films japonais visionnés en 2015. Maintenant ça va être coton pour résumer tout ça.

Je n’ai pas le choix, ça sera deux gros articles de 30 km de long, je vais tenter de déployer des trésors d’ingéniosité pour ne pas vous perdre en route. Je vais faire une liste toute bête, c’est le plus pratique pour moi. Comme d’habitude le ❤ est gage de qualité enfin j’espère.

L’année a été riche en :

Grosses comédies déjantées

Waterboys de Shinobu Yaguchi (2001)

De Nobuo Mizuta : Maiko Haaaan!!! (2007) et ses apprenties geisha, No More Cry !!! (2009) et son histoire de frères et The Apology King (2013) qui introduit la culture du dogeza. Mais aussi ❤Waterboys (2001) de Shinobu Yaguchi et son ballet aquatique délirant et Judge! (2014, de Akira Nagai) dont l’action se déroule dans un festival professionnel de publicités. Et dans un registre plutôt rare, Lady Maiko (2014, de Masayuki Suo) pousse la chansonnette – ce n’est pas souvent que je peux voir une comédie musicale japonaise !

Histoires de familles atypiques

Tokyo Family de Yôji Yamada (2013)

L’acteur Kôji Yakusho s’est prêté au jeu en réalisant et en jouant dans Toad’s Oil (2009). Yuya Ishii s’est lui attaqué au portrait d’une famille monoparentale où le père est un peu paumé avec A Man with Style (2011). Dans la même veine, Tamako in Moratorium (2013) de Nobuhiro Yamashita raconte l’histoire d’un père et de sa fille qui se laisse entretenir. De Yoshihiro Nakamura (un réalisateur que j’affectionne particulièrement), Potechi (2012) parle d’enfants échangés à la naissance, ❤Miracle Apples (2013) parle des déboires d’une famille qui passe à l’agriculture bio et The Two in Tracksuits (2008) met en scène un père et son fils qui se replient dans une maison à la campagne. My Little Sweet Pea (2013) de Keisuke Yoshida évoque une relation conflictuelle entre une mère et sa fille tandis que ❤Space Brothers (2012, de Yoshitaka Mori) dépeint l’histoire de deux frères férus d’astronomie. I’ll Give it My All… Tomorrow (2013, de Yuichi Fukuda) a pour protagoniste un père irresponsable qui rêve d’être mangaka. La famille, ça vieillit aussi et on le voit bien dans Pecoross’ Mother and Her Days (2013) de Azuma Morisaki où l’on peut voir une maison de retraite, le classique Voyage à Tokyo (1953) de Yasujirô Ozu où les vieux parents ne se sentent pas bienvenus chez leurs enfants et son remake de 2013 par Yôji Yamada  Tokyo Family, bien que gardant la même histoire à quelques variations près est très réussi.

Bestioles qui volent la vedette

Rent-A-Cat
Rent-a-Cat de Naoko Ogigami (2012)

Rent-a-Cat (2012) de Naoko Ogigami aura son lot de chats pour vous rendre gaga, Quill (2004) de Yoichi Sai traite du thème des chiens d’aveugle, Nekonade (2008) de Mika Omori montre que même un chaton peut rendre plus sympathique l’employé le plus antipathique, tout comme le samouraï dans Samurai Cat (2014, de Yoshitaka Yamaguchi) qui ne résiste pas à un chat blanc. Mais la palme revient à ❤7 Days of Himawari and Her Puppies (2013, de Emiko Himaratsu), film que j’aurai pu classer dans la catégorie famille également. Dans cette histoire, le père de famille a un travail assez éprouvant puisqu’il est gardien dans un chenil et qu’il est chargé d’anesthésier les chiens errants… Dans un registre plus décalé, parlons des titans voraces de Shingeki No Kyojin (2015, de Shinji Higuchi), de l’alien qui squatte la main droite d’un étudiant dans Parasyte Part 1 (2014, de Takashi Yamazaki) et des monstres moches mais risibles de Kaibutsu-Kun The Movie (2011, de Yoshihiro Nakamura).

Drôles de métiers

The Uchôten Hotel
The Uchôten Hotel de Koki Mitani (2006)

Certains films voient toute leur intrigue dépendre du métier de leur protagoniste. Ainsi Phone Call to the Bar (2011, de Hajime Hashimoto) est centré autour d’une sorte de Dick Tracy japonais. Hero (2007, de Masayuki Suzuki) complète le célèbre drama éponyme où un procureur un peu particulier résoud des affaires avec une méthode excentrique. The Uchôten Hotel (2006, de Koki Mitani) met au premier plan un maître d’hôtel débordé entre les festivités qu’il doit organiser et sa vie personnelle. Japanese Salaryman Neo (2011, de Teruyuki Yoshida) confronte un nouvel employé dans une boîte à ses nouveaux collègues et donc à de nouvelles méthodes de travail. I Just Didn’t Do It (2007, de Masayuki Suo) nous plonge dans le système juridique japonais en suivant un avocat qui défend un homme accusé à tort. ❤SP: The Motion Picture I et II (2010 et 2011, de Takafumi Hatano) sont les suites du drama éponyme centré sur une équipe de gardes de sécurité d’hommes politiques. Autre métier un peu moins courant, celui d’une spécialiste qui doit évaluer des objets d’art dans All-Round Appraiser Q: The Eyes of Mona Lisa (2014, de Shinsuke Sato). Dans My Back Page (2011, de Nobuhiro Yamashita) on y parle de journalisme et de terrorisme. Enfin, mon chouchou est le film ❤The Great Passage (2013, de Yuya Ishii) qui a pour protagoniste un homme renfermé qui s’attelle à la création d’un dictionnaire.

Gastronomie plus ou moins raffinée

https://proxy.duckduckgo.com/iu/?u=http%3A%2F%2Fasianwiki.com%2Fimages%2F5%2F51%2FSue%252C_Mai_and_Sawa-_Righting_the_Girl_Ship-0001.jpg&f=1
Sue, Mai and Sawa: Righting the Girl Ship de Osamu Minorikawa (2013)

Chonmage Purin (2010, de Yoshihiro Nakamura) vous mettra l’eau à la bouche avec ses gâteaux, tout comme Pâtisserie Coin de Rue (2011, de Yoshihiro Fukagawa). Ce n’est pas parce qu’on vit en des lieux reculés qu’on ne peut pas se régaler comme nous le prouve Little Forest: Summer/Autumn et Little Forest: Winter/Spring (2014 et 2015, de Junichi Mori) ou ❤The Chef of South Polar de Shûichi Okita (2009). Tenir un restaurant dans un pays étranger n’est pas de tout repos comme on peut le voir dans ❤Kamome Diner (2006, de Naoko Ogigami). Impossible de préparer quoi que ce soit sans ingrédients donc zou, faites un tour au supermarché et rien de mieux que ❤Supermarket Woman (1996, de Jûzô Itami) pour se mettre dans l’ambiance. D’autres préfèreront se rincer la glotte plutôt que de grignoter et Sake-Bomb (2013, de Junya Sakino) sera un bon programme pour eux. Cela dit rester l’estomac vide est mauvais alors pourquoi ne pas déguster du pain dans un lieu bucolique avec Bread of Happiness (2012, de Yukiko Mishima). Enfin, un bon repas est encore plus savoureux lorsqu’on le partage, comme le fait ce trio d’amies dans Sue, Mai and Sawa: Righting the Girl Ship (2013, de Osamu Minorikawa).

Seconde partie de l’article à venir ! En attendant, vous pouvez lire le bilan 2015 sur le cinéma chinois et occidental et le cinéma coréen.

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