Ces films vus en 2015 : le cinéma japonais (Partie 2)

 Pas moins de 95 films japonais visionnés en 2015. Maintenant ça va être coton pour résumer tout ça. Partie 1 disponible ici !

Je n’ai pas le choix, ça sera deux gros articles de 30 km de long, je vais tenter de déployer des trésors d’ingéniosité pour ne pas vous perdre en route. Je vais faire une liste toute bête, c’est le plus pratique pour moi. Comme d’habitude le ❤ est gage de qualité enfin j’espère. Je suis diantrement en retard, tout va bien car c’est mon mode de fonctionnement. Après plusieurs articles axés sur la musique, ce bilan me permet d’alimenter la partie ciné du blog hin hin hin.

L’année a été riche :

En histoires d’amour typiques et atypiques

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My So Has Got Depression (source)

Avec OTAKUS IN LOVE de Suzuki Matsuo (2004) j’ai pu bien admirer Ryûhei Matsuda qui écope une fois de plus d’un rôle de looser (ce n’est pas négatif). Il y a des passages assez étranges et l’ensemble du film ne m’a pas laissé un souvenir impérissable. Par contraste, HONEY AND CLOVER de Masahiro Takada (2006) relève le niveau avec sa chanson iconique de Spitz. Sans oublier Masato Sakai qui joue un rôle mineur mais évidemment je n’avais d’yeux que pour lui. SUGAR&SPICE: FUMI ZEKKA de Isamu Nakae (2006) m’a prouvé une fois de plus que voir un film juste pour apercevoir un acteur est une idée qui ne porte pas systématiquement ses fruits. Alors oui, on voit trop peu Gaku Hamada et de toute façon l’histoire ne m’a pas emballée plus que ça. L’amour semble toujours accompagné de tristesse au Japon et ce n’est pas APRIL BRIDE de Ryuichi Hiroki (2009) qui me fera dire le contraire. Inspiré d’une histoire vraie, le film a eu le mérite de provoquer une vague de sensibilisation sur le cancer du sein. Bien qu’émouvant, j’ai plus retenu ❤ ROMANTIC PRELUDE ❤ de Naoto Kumazawa (2009) car avec Okada Junichi et Aso Kumiko dans les rôles principaux, je suis aux anges. J’aurai voulu l’être aussi pour AIR DOLL de Hirokazu Koreeda (2009) mais je n’ai pu que me réjouir du talent de Bae Doona. La réalisation est plutôt bonne mais l’atmosphère du film et le sujet ne m’ont guère émue. Pas comme ❤ MY SO HAS GOT DEPRESSION ❤ de Kiyoshi Sasabe (2011) que j’ai très envie de revoir mais dont mon premier visionnage m’a fait larmoyer. Miyazaki Aoi et Sakai Masato jouent un couple très attachant et authentique et je vous mets au défi de ne pas y croire ! Et pour continuer sur la voie sacrée du fangirling ❤ LIBRARY WARS ❤ de Shinsuke Sato (2013) a été un magnifique cadeau que j’ai pu découvrir grâce à Gru. Cela faisant trop longtemps qu’un univers ne m’avait aussi fascinée, sans compter ses personnages qui sont tous adorables. Enfin, TWILIGHT: SAYA IN SASARA de Yoshihiro Fukagawa (2014) est un divertissement qui s’éparpille un peu trop, à vouloir utiliser plusieurs thèmes dans son scénario.

En samouraïs qui collectionnent les emplois

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Tenchi Meisatsu (source)

THE HAUNTED SAMURAI de Yasuo Furuhata (2007) était affreusement ennuyant. Je pense que c’est dû au rythme du film trop mou. ABACUS AND SWORD de Yoshimitsu Morita (2010) lorgnait aussi du côté de la lenteur mais était un poil plus dynamique grâce à la performance de Masato Sakai. Dans un registre totalement décalé, SAYA ZAMURAI de Hitoshi Matsumoto (2011) fait penser aux performances du monde du cirque. Le film a su séduire son public mais pour ma part je n’en raffole pas –  et ce n’est pas en rajoutant une gamine pour le facteur mignon que ça va me faire changer d’avis. En revanche, ❤ TENCHI MEISATSU ❤ de Yôjirô Takita (2012) a été une très belle expérience, en grande partie parce que je suis fan de Junichi Okada. Sans oublier qu’il s’agit du même réalisateur que DEPARTURES (2008), un de mes films préférés. Si les samouraïs hantés ou comptables m’ont fait bailler, le samouraï astronome m’a fait rêver. Après tous ces samouraïs atypiques, RUROUNI KENSHIN: KYOTO INFERNO et RUROUNI KENSHIN: THE LEGEND ENDS de Keishi Ohtomo (2014) sont classiques dans leur déroulement. Je n’ai jamais lu le manga, ni vu l’anime. Le live-action ne m’a pas particulièrement donné envie de me pencher dessus. Je crois que de voir les coiffures ridicules et les personnages stéréotypés ont tué ma curiosité.

En Histoire, celle avec un grand H

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The Summit: A Chronicle Of Stones To Serenity (source)

Peut-on parler de « Japanese-washing » avec GENGHIS KHAN, A LA CONQUÊTE DU MONDE de Shinichiro Sawai (2007) ? Je le pense car engager des acteurs japonais pour jouer les rôles du fondateur de l’empire mongol et de sa famille est ridicule. Pour ce qui est de l’exactitude des faits, je n’en ai aucune idée car je suis ignare en la matière. En plus d’être trop long, le film cumule des passages douloureux notamment à cause d’une bande-son kitsch (imaginez une musique champêtre qui rappelle plus la cueillette aux champignons qu’une scène de bataille). ❤ THE SUMMIT: A CHRONICLE OF STONES TO SERENITY ❤ de Daisaku Kimura (2009) et son titre à rallonge maîtrise mieux leur bande-son, avec de beaux morceaux classiques qui sont en accord avec les images majestueuses de la montagne. Le casting solide (Tadanobu Asano, Teruyuki Kagawa, Ryûhei Matsuda, Aoi Miyazaki, Kôji Yakusho…) évite au film d’être un énième film soporifique sur des êtres humains qui aiment faire de la grimpette. THE LEGACY OF THE SUN (2011) de Kiyoshi Sasabe pour sa part se ramasse mais avec une force ! Les thèmes ne font pas fuir mais sont si mal équilibrés que j’avais l’impression de voir un très mauvais téléfilm. Trop de drame, trop de « si, il FAUT pleure à cet instant » ont ruiné le film. OBA THE LAST SAMURAI de Hideyuki Hirayama (2011) a failli tomber dans le même piège, deux ou trois passages bien clichés ont empêché le film de vraiment être génial. Je trouvais pourtant original que ce film de guerre soit très calme et qu’il montre une facette peu connue. ❤ KAMIKAZE, LE DERNIER ASSAUT ❤ (2013) de Takashi Yamazaki, sorti en France en DVD, a été critique ici et là comme un tire-larmes et une ode au nationalisme japonais. Oui, encore une fois Junichi Okada figure au casting et mon jugement ne peut pas être neutre. Mais j’explique dans cet article ce qui m’a plu dans ce film… THE VANCOUVER ASAHI (2014) de Yuya Ishii m’a permis de découvrir ce qu’il est advenu des Japonais qui ont émigré au Canada. Le film tourne aussi autour du baseball.

En protagonistes farfelus

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Tada’s Do-It-All House (source)

MITSUKO DELIVERS (2011) de Yuya Ishii est indéniablement un film bizarre. J’ai comme le sentiment que si je le revois dans quelques années, je saisirai plus de choses. ❤ TADA’S DO-IT-ALL HOUSE ❤ (2011) et ❤ TADA’S DO-IT-ALL HOUSE: DISCONCERTO ❤ de Tatsushi Omori (2014) sont tout aussi incongrus et sont des films attachants grâce au duo iconique Eita/Ryuhei Matsuda. A savoir qu’il y a un drama entre les deux films, il est essentiel de le regarder pour ne pas être largué. THE WOODSMAN AND THE RAIN de Shûichi Okita (2012) joue aussi sur un duo, cette fois composé de Kôji Yakushi et de Oguri Shun. C’est le genre de film où tout semble faire du surplace, comme dans un rêve. Impossible de prévoir quoi que ce soit, on se laisse porter. ❤ SEE YOU TOMORROW, EVERYONE ❤ (2013) de Yoshihiro Nakamura, j’en ai déjà parlé sur ce blog.

En illusions et dissimulations

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Summer Time Machine Blues (source)

SUMMER TIME MACHINE BLUES ❤ de Katsuyuki Motohiro (2005) est un film estival qui ne demande pas d’intense concentration mais qui fait réfléchir. C’est paradoxal, je sais. ❤ THE FOREIGN DUCK, THE NATIVE DUCK AND GOD IN A COIN LOCKER ❤ (2007) de Yoshihiro Nakamura titille aussi vos neurones et vous étreint le cœur par-dessus le marché. AFTER SCHOOL de Kenji Uchida (2008) m’a laissée l’impression d’un film avec un scénario abracadabrant sauf que je suis incapable de m’en rappeler correctement. ❤ FISH STORY ❤ (2009) de Yoshihiro Nakamura aussi joue sur ce terrain mais le résultat est meilleur et flanque une sacré claque. ❤ GOLDEN SLUMBER ❤ (2010) de Yoshihiro Nakamura reprend les éléments précédents mais a un cachet grand public, on sent que le réalisateur a évolué. ❤ KEY OF LIFE ❤ de Kenji Uchida (2012) se situe dans la même veine et je vous garantie un excellent moment de bonne humeur. PLATINUM DATA (2013) de Keishi Ohtomo est plus sombre et se la joue trop compliqué sans maîtriser le genre. Décidément, je n’arrive pas avec ce réalisateur… ❤ THE SNOW WHITE MURDER CASE ❤ (2014) de Yoshihiro Nakamura confirme que le succès d’un film dépend d’un bon scénario et surtout de la manière dont on raconte l’histoire.

En protagonistes esseulés

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Instant Swamp (source)

LINDA LINDA LINDA (2005) de Nobuhiro Yamashita est culte grâce à son excellente bande-son. Je ne suis pas sûre que le film aurait eu le même impact sans The Blue Hearts… ❤ RAMBLERS ❤ (2004) de Nobuhiro Yamashita parvient à réveiller votre compassion car nos protagonistes passent par des situations tellement gênantes qu’on croirait cauchemarder. MEGANE de Naoko Ogigami est l’un des films les plus populaires de cette réalisatrice mais ce n’est pas mon préféré. En fait, j’ai failli lâcher plusieurs fois le film avant la fin. THE WORKHORSE AND THE BIGMOUTH (2013) de Keisuke Yoshida m’a piégée avec son casting, je venais pour Kumiko Aso mais franchement, je me suis ennuyée souvent. ❤ INSTANT SWAMP ❤ de Satoshi Miki (2009) était bien plus délirant et amusant ! ❤ 100 YEN LOVE ❤ de Masaharu Take (2014) et ❤ 0.5 MM ❤ de Momoko Ando (2014) m’ont permis de découvrir la talentueuse Sakura Ando. Les deux films sont violents psychologiquement et physiquement, mais c’est surtout au niveau psychologique que je les ai trouvé durs. Néanmoins ils sont à voir !

Quelques flops néanmoins !

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The Wonderful World of Captain Kuhio (source)

LUPIN THE THIRD de Ryuhei Kitamura (2014) me donne envie de m’arracher les cheveux car il y a tant de passages qui se passent dans la pénombre et c’est très inconfortable de ne pas savoir ce qu’il se passe. Je passe sous silence l’histoire farfelue, les scènes d’actions qui sont risibles et le casting ridiculisé. PING PONG de Fumihiko Sori (2002) ne m’a pas rendue service, car n’ayant pas encore lu le manga ni vu l’anime… je pars avec un énorme préjugé comme je me suis fait profondément chier. Mais rien ne surpasse THE WONDERFUL WORLD OF CAPTAIN KUHIO de Daihachi Yoshida (2009) où j’ai dû subir la tête de Masato Sakai défigurée par un faux nez digne de Cyrano de Bergerac.

Et découverte du grand Akira Kurosawa !

LA LÉGENDE DU GRAND JUDO (1943) laisse une impression de pas-assez justifiée quand on apprend que le film a subi la censure. Mais cela n’empêche pas de profiter de très belles scènes. LES SEPT SAMOURAÏS (1954) ne vole pas sa grande réputation et même s’il n’est pas mon préféré de Kurosawa, cela reste un film impressionnant par l’orchestration des mouvements des personnages. On y court beaucoup mais c’est si bien filmé ! ❤ BARBEROUSSE ❤ (1965) a instantanément gagné mon amour par ses thèmes et le jeu de Toshirô Mifune. DERSOU OUZALA (1975) me plonge dans l’embarras car je n’ai pas arrêté de rire à chaque fois qu’on entendait ce nom hurlé… « DERSOUUUUUUUUU » Au bout d’un moment, ce n’était plus émouvant. Heureusement que certaines scènes sont stupéfiantes mais je ne sais pas, les personnages m’ont épuisée. Même reproche pour MADADAYO (1993) j’ai adoré certains passages mais d’autres en faisaient trop et étaient bien trop longs pour ce que c’était.

Vous pouvez voir les autres films que j’ai vu en 2015 par ici : cinéma chinois et occidental et cinéma coréen.

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5 réflexions sur “Ces films vus en 2015 : le cinéma japonais (Partie 2)

  1. Oooh que c’est sympa ces articles bilans ^__^
    Beau programme, je vois du Kurosawa, du Nakamura et 2-3 trucs qui me parlent ! Je vais surement replonger dans cet article quand je chercherai des films, d’autant plus que tu es sur un créneau qui m’intéresse et que je connais trop peu ! ;D
    J’ai vu Saya Zamuraï il y a 2 jours et je partage ton avis. Un peu faible… Les 2 autres Matsumoto que j’ai vus (Big Man Japan et Symbol) étaient bien meilleurs 🙂

    Aimé par 1 personne

    1. Merci ^^ Pour Kurosawa j’étais dans le moove à cette époque mais là j’arrive pas m’y remettre. Haha sacré coïncidence ! Je t’avoue que j’aurai du mal à aller voir les deux films que tu cites, pour l’instant ça ne me fait pas du tout envie XD

      Aimé par 1 personne

  2. Wouuuh Library Wars 😉 Tu as regardé pas mal de trucs (« pas mal » : euphémisme) je suis impressionnée, chapeau bas ! J’aimerais avoir ta détermination. Il y en a pas mal que je voudrais regarder (à commencer par Instant Swamp) donc j’espère avoir au minimum 1% de ta volonté

    Aimé par 1 personne

    1. Library Wars Forever huhu ! Les films c’était ma manière de décompresser par rapport au cours et aux soucis perso 😉 Instant Swamp est parfois dispo sur le net sous le titre Instant Numa au fait ! Y’a pas de date de péremption sur les films heureusement donc t’inquiète pas haha

      Aimé par 1 personne

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